Wild Raven Adventure

22 mars au 17 avril 2017 - Port Hardy à Vancouver (C.-B.)

Après être restés une journée de plus à Port Hardy en raison de la météo, nous sommes partis le jeudi 23 mars en direction de Port McNeill (mais sur la route cette fois-ci). Plusieurs jours de grand vent étaient annoncés. Pagayer n’aurait pas été possible et voulions avancer. Nous avons suivi l’autoroute 19 toute la journée. Nous avancions très bien malgré le relief. La chaussée était suffisamment large pour ne pas se sentir trop à l’étroit quand les voitures et camions passaient. Puis, tandis que j’aidais à retenir le canot pour éviter de prendre trop de vitesse dans une pente descendante, j’ai fait un mauvais mouvement. C’était fichu! Mon genou gauche ne voulait plus jouer. J’avais peine à avancer. J’avais l’impression que tout allait se déchirer dans mon genou. Par moment, mon genou ne me supportait plus. Et d’autre fois, il ne voulait tout simplement plus plier. Nous avons malgré tout continué à marcher dans la recherche d’un endroit où nous pourrions monter notre campement. Durant la dernière heure de marche, je ne pouvais plus me permettre d’arrêter, car je ne pouvais tout simplement plus repartir. Je boitais terriblement. J’avais très mal. Nous avons trouvé un endroit reculé, dans une ancienne carrière de gravier. Une fois allongée, je ne ressentais plus aucune douleur. Mais une fois que je recommençais à bouger, la douleur s’intensifiait. Ce soir là, j’ai fait plusieurs excercises d’étirement dans l’espoir d’aider ma situation. Le lendemain matin, j’étais encouragée, car je n’avais aucune douleur et il me semblait avoir retrouvé presque toute ma mobilité. Ce ne fut pas long avant que la sensation reviennent et que je me remette à boiter. C’était même pire que la veille. Je n’avançais pas plus qu’à 1 km/h. Mon genou ne pliait plus. Et la douleur par moment était presque insoutenable. Nous avions donc convenu que j’allais faire d’un pouce pour me rendre à Port McNeill. Il ne restait que 15 km à faire avant d’arriver au village. 45 minutes après avoir débuté notre marche, nous avons vu un panneau affichant le terrain de camping Cluxewe. Je me rappelais que cet endroit était sur le bord de l’eau. Nous avons alors bifurqué et avons quitté l’autoroute 19. Nous étions content d’être de retour sur le bord de l’eau. Nous savions tous les deux que maintenant les longs portages sur la route seraient hors de question. J’ai déjà eu une blessure similaire dans le passé et j’en avais eu au moins pour six mois avant que je puisse reprendre mes activités normales.


Vendredi le 24 mars fut une superbe journée de canot. Il faisait soleil... Enfin! Ça nous faisait tellement de bien de ressentir la chaleur du soleil sur nos visages. La luminosité rendait tout plus éclatant et c’était très motivant. L’eau est restée calme pratiquement toute la journée, car nous étions bien protégés du vent (mis à part à quelques endroits). Le paysage était magnifique. À un moment, en face d’Alert Bay, nous pouvions distinguer les montagnes enneigées sur l’île de Vancouver au travers la brume et les nuages accrochés à leur sommet. Il y avait des averses de pluie devant, mais le soleil perçait toujours à plusieurs endroits sur la côte. À Telegraph Cove, le soleil brillait de mille feux. Les immenses maisons installées au flanc de la colline surplombaient l’eau turquoise et peu profonde du rivage.



C’est aussi cette journée-là que nous avons commencé à jouer avec les contre-courants créés par la marée. Malgré une marée contraire, nous avancions très bien en raison du courant inversé. Près de notre destination, nous avons vu plusieurs plateformes placées en bordure de la forêt, situés dans le creux d’une belle plage de petits cailloux. Après avoir récolté de l’eau d’un ruisseau, nous sommes revenus juste à temps aux plateformes. Le vent et les vagues se sont levés tout d’un coup. Il pleuvait abondamment et nous commencions à avoir froid. Tandis que Pierre installait la bâche et que je vidais le canot, une ligne de grain est passée. Vent de plus de 70 km/h. Les vagues passaient sur le pont arrière du canot. Ça n’a duré que 2 minutes, mais ce fut intense.


Au souper, les maringouins sont apparus. Ces ennuyeuses bestioles essayaient déjà de sucer notre sang. Les maringouins étaient gros. Explication de Pierre: les maringouins ne meurent pas ici en hiver. Ils portent des raquettes. :)




Nous sommes restés jusqu’au matin du 30 mars à cet endroit. Nous ne pouvions pas repartir sur l’eau. Avertissement de vents violents, vague de plus de six pieds, pluie torrentielle, … Nous avons passé bien du temps dans la tente à faire des siestes, écrire et échanger des idées sur notre prochain projet. Nous avons aussi exploré la forêt. Elle est verte, grande et majestueuse. Les arbres sont gros, mais c’est surtout ceux qui étaient couchés au sol qui ont retenus notre attention. Le plus gros que nous avons vu avait un diamètre estimé à 12 pieds. Avec ses racines, il faisait près de 20 pieds de largeur. Les fougères aussi étaient surdimensionnées. Jasmine pouvait s’y cacher complètement en-dessous.


Lorsque nous avons finalement pu recommancer à pagayer, nous savions que nous avions intérêt à tirer parti des courants du Johnstone Strait et du vent du nord-est. Nous avons sué un bon coup dans nos combinaisons étanches durant la journée. Il faisait beaucoup plus chaud et le soleil chauffait bien. Nous avons pagayé sans nos gants pratiquement toute la journée. Une première! En début de soirée, nous sommes arrivés à Kelsey Bay. Mais avant de tourner le coin et d’arriver à la marina, nous avons vu passer le traversier reliant l’Alaska. Nous avions fait une belle journée avec 60 km.


Nous avons été bien reçu par Dan, propriétaire du Kelsey Bay RV Campgound (http://stairway.org/kelseybayrvcampground/). La noirceur s’est rapidement installée. Nous avons terminé de monter la tente à l’aide de nos lampes frontales. Nous avons profité d’une bonne douche chaude avant d’aller se coucher vers 22h30.


Le lendemain, sous la pluie (qui ne lâchait pas), nous cherchions des solutions pour continuer à avancer. Nous étions attendus à Abbotsford pour le 12 avril et à Gibsons le 6 avril. Nous ne pouvions pas marcher sur la route (en raison de mon genou). La météo était mauvaise pour la journée. Et nous savions que le passage de Seymour Narrow allait être difficile et qu’il fallait bien nous coordonner avec les marées. Ce passage dans le Discovery Passage est redouté par plusieurs navigateurs. À son plus fort, les courants peuvent atteindre jusqu’à 15 noeuds (27.78 km/h). Le Capitaine George Vancouver a décrit ce passage comme l’un des plus infâme passage au monde (avant l’explosion de Ripple Rock). L’explosion de Ripple Rock (qui était une montagne a deux sommets situées sous la surface de l’eau, à 9 pieds de profondeur à marée basse dans le Seymour Narrows), rendu le passage plus sécuritaire. 119 bateaux ont coulés avant l’explosion et 114 personnes y ont succombées. L’explosion eu lieu le 5 avril 1958 après 27 mois de travaux. L’événement fut diffusé en direct à la télévision par CBC (d’un océan à l’autre). Elle était considérée dans à ce moment comme étant la plus grosse explosion commerciale et non-nucléaire en Amérique du Nord (https://www.youtube.com/watch?v=6W9PV_s_zF4).




Alors que je cherchais aussi des solutions, Pierre est revenu en courant et en me disant que nous avions un transport jusqu’à Brown’s Bay Marina (située avant Seymour Narrows). Dan, propriétaire du terrain de camping, allait nous y amener. En moins de 30 minutes, tout le campement fut ramassé et placé dans la fourgonnette.


Rendus sur place, nous avons cherché un autre transport pour au moins se rendre à Campbell River (et éviter l’attente causé par le Seymour Narrows). Eddie, un très gentil monsieur que Pierre rencontra alors qu’il allait remplir son bateau de diesel, nous offrit son aide. Quelle belle rencontre. Eddie pris le chemin scénique et nous donna une foule d’information. Puis, il nous proposa de nous transporter jusqu’au traversier de Comox. Il savait que nous voulions nous y rendre par la suite pour prendre le traversier et se rendre à Powell River. Nous nous sommes regardés et nous avons décidé d’accepter son offre. La météo n’était pas bonne pour le lendemain, alors il nous aurait fallu attendre une journée de plus à Campbell River. Lorsque nous sommes arrivés à Comox, il ne restait que 20 minutes pour nous préparer à embarquer sur le bateau. Autrement, il nous aurait fallu attendre le traversier de 7:00 p.m. (soit 4 heures d’attente). À la hâte et sous la pluie, nous avons réussi à mettre les roues sous le canot, vider le camion et remplir le canot. Nous avons dit merci et aurevoir à Eddie et sommes repartis à l’aventure. Nous n’avions aucune idée en se levant ce matin-là qu’autant de solutions et surtout, autant de gens généreux allaient se manifester au bon moment pour nous faire progresser.


Une fois rendus de l’autre côté du Georgia Strait, à Powell River, nous avons marché jusqu’au terrain de camping. Nous avons trouvé un emplacement et monter notre campement. Vers 19h30, nous étions au lit. Mais nous ne pouvions pas dormir. La journée avait été trop intense. On aurait dit que nous étions dans le show télévisé The Amazing Race.


Nous avons décidé de rester une nuit de plus à Powell River pour nous permettre de faire du lavage et faire nos commissions. Nous nous sentions aussi plus confortable avec le temps qu’il nous restait pour se rendre à Gibsons. Le matin du 2 avril, nous voulions repartir. Nous savions que les vents allaient s’intensifier dans la journée, mais nous savions aussi que nous allions être protégés au fur et à mesure que nous allions avancer. Il ne fallait que partir au matin avant que les vagues et le vent ne deviennent problématiques. Or, nous avons rencontré plusieurs gens et avons pris le temps de discuter avec eux. Nous avons fait des rencontres très intéressantes. Alors que nous étions sur la plage près à commencer à remplir le canot, le vent et les vagues se sont intensifiés. Nous ne pouvions plus partir. Alors, nous nous sommes dit que nous allions attendre et voir si une fenêtre allait se présenter et nous permettre au moins de se rendre à Saltery Bay. Durant notre attente, nous avons rencontré Ryan, Julie et leurs garçons Matthis et Gaël. Ryan nous proposa de nous amener de l’autre côté de la traverse (Saltery Bay - Earls Cove). Ils allaient visiter Lund en après-midi et sur le chemin du retour, si nous étions toujours là, ils nous prendraient. C’est ce qui est arrivé et nous étions bien contents. Contents, car nous avons encore une fois rencontré et partagé du temps avec une famille incroyable. Une autre belle amitié s’est créée. Julie est enseignante à l’École du Pacifique située à Sechelt (école française). Elle nous invita donc à donner une présentation à son école.


C’est à Pender Harbour Marina que nous les avons quitté nos amis, mais seulement que pour quelques jours. De Pender Harbour (vraiment très joli comme coin de pays), nous nous sommes rendus à Secret Cove. Grâce aux contacts de Donna (du Gibsons Paddle Club) et l’accord de Scott (le gérant de la marina) et les propriétaires, nous avons pu camper sur un quai, caché du vent par un immense bateau. Le lendemain, les vents étaient encore trop fort pour pagayer jusqu’à Sechelt. Nous devions trouver une solution pour s’y rendre, car la présentation à l’école était prévue le jour suivant. Nous avons rencontré Morag et Pat, ainsi que leur chienne Daisy. Un couple charmant, accueillant et vraiment aidant. Ils nous ont transporté qu’à Sechelt deux fois plutôt qu’une et nous avons dormi chez eux. Nous sommes allés aussi nous promener à Smuggle Cove tout ensemble. Ce fut une chance et un grand bonheur de rencontrer Morag et Pat.


Le mercredi 5 avril, nous avons eu le plaisir de rencontrer les professeurs et étudiants de l’École du Pacifique. Une belle expérience. Ça faisait longtemps que nous n’avions pas donné une présentation en français. Puis en fin de journée, nous sommes allés souper avec Julie et Ryan. Les échanges étaient vraiment intéressants et profonds. Une belle soirée. Nous étions désolée d’apprendre le lendemain que toute la famille était maintenant malade. Matthis avait attrapé le virus en premier et il était malade lorsque nous avions rencontré la famille pour une première fois.



Puis, le jour suivant, Donna et Ed du Gibsons Paddle Club sont venus nous chercher à Sechelt. Après avoir récupérer le canot qui avait été laissé chez Julie et Ryan, nous sommes partis en direction de Gibsons. La température ne permettait pas encore de pagayer et nous avions une présentation de prévue pour le club le soir même.


Gibsons est une très jolie ville. Nous avons eu la chance de s’y promener en après-midi. Nous avons aussi vu le fameux restaurant Molly’s Reach (http://mollysreach.ca/about/) rendu populaire jadis en raison de la série télé Beachcombers.




Il y a beaucoup d’histoire dans le Gibsons Paddle Club et surtout une âme qui se manifeste par chacunes des actions et paroles de ses membres. Nous avons eu la chance de recevoir un cadeau particulier. Ed pris le temps d’expliquer l’histoire derrière le club, ses valeurs et l’importance des premières nations. Nous avons reçu de Pat et d’Ed un collier que chacuns des membres du club reçu un jour. Ce collier est un symbole puissant. Le centre est fait à partir de branche d’oplopanax horridus (ou Club du diable). Cette plante de la côte Pacifique est très importante dans la culture et la médecine des premières nations. Récoltée de façon respectueuse des traditions, un morceau est coupé et placé entre quatre perles de bois (deux de chaque côté) représentant toutes les couleurs de la race humaine. L’assemblage représente la fraternité entre nations, l’esprit des premières nations et le respect de l’eau. Pat et Ed était très émotif à la remise du collier. Jasmine a reçu aussi le sien. Nous avons passé une très belle soirée avec tout le groupe. Puis, Kathy et Phil nous invita par la suite à demeurer chez eux. Quel couple formidable et attentionné. Nous avons passé un superbe séjour avec eux et encore, nous avons eu la chance d’avoir des discussions profondes et enrichissantes.


Le vendredi matin, nous sommes sortis avec le club en outriggers. Ces canots ont été fabriqué par Clipper Canoes. Un pur plaisir à pagayer. Nous étions très reconnaissants de l’opportunité et du fait que le groupe ait décidé de sortir malgré les conditions. En après-midi, nous sommes allés chez Ed et Joy. Ed est un artiste accompli et ses oeuvres sont magnifiques. J’aurais passé des heures et des heures à me perdre dans ses tableaux. Sa technique est très intéressante et j’adore son style. Allez-voir son site web pour voir de ses oeuvres: http://edhillart.com/.


En soirée, nous avons été invité chez Noelline et André, un couple originaire du Québec qui a déménagé en Colombie-Britannique il y a de cela bien des années. Noelline est aussi enseignante à l’École du Pacifique à Sechelt et est collègue de Julie. Quel délicieux souper et surtout, quel plaisir nous avons eu. Ça nous faisait drôle de nous sentir entre amis au Québec, alors que nous étions ici sur la côte Pacifique.


Le samedi matin, Kathy avait déjà prévu un déjeuner pour mon anniversaire. Quelle belle attention! Elle avait même préparé un gâteau de fête pour le soir (car nous quittions Gibsons en avant-midi) avec chandelle et allumettes. Kathy est une personne très attentionnée et elle a un grand coeur.


Samedi, nous ne pouvions toujours pas pagayer. Avant de quitter Gisbons et que Ed et Joy sont venus nous reconduisent au traversier, les membres du club que nous avions rencontrés le jeudi soir sont venus nous voir et nous ont remis d’autres cadeaux. Nous avons vraiment été très gâtés et quel accueil nous avons reçu.



Sur le traversier en direction de Vancouver North, nous nous disons à quel point nous avons été choyé par tous ces gens formidables que nous avions eu la chance de rencontrer. La Sunshine Coast fut une étape toute particulière pour nous.


Un nouveau chapitre a débuté une fois rendue à Vancouver, car Danielle, la soeur de Pierre venait nous chercher. Pierre et Danielle ne s’étaient pas revus depuis des années, même des décennies. Et moi, c’était la première fois que je rencontrais ma belle-soeur. Ce fût de belles retrouvailles et un accueil très chaleureux. Je ne pourrais jamais oublier la journée de la fête en 2017. J’ai reçu beaucoup d’amour et d’affection. Witmar (le conjoint de Danielle), Vanessa (sa fille), Jason (son gendre) et Jackie (amie et voisine) étaient tous présents pour notre souper d’accueil. En plus, Jasmine a rencontré son cousin, Cooper. Nous avons passé une superbe fin de semaine avec la famille. Quel bonheur de se retrouver et de se rencontrer.


Le lundi, nous sommes allés porter le canot chez Western Canoeing and Kayaking et Clipper Canoes. C’était le retour au source pour notre canot. Nous étions très contents de pouvoir enfin rencontrer Lynne, Marlin et Mary, des gens de coeur et de passion. Ils nous ont accueillis comme des membres de leur famille. Nous avons eu droit à la visite des installations et l’usine de fabrication. Puis, nous avons eu une entrevue à la radio de Radio-Canada le mardi matin. Par la suite, nous avons eu une journée bien remplie le mercredi. Après avoir fait du covoiturage avec Witmar, Danielle, Jackie et nos chiens (5 personnes et trois chiens dans la même voiture), nous nous sommes rendus chez North Water où nous avons rencontré Morgan. Ce fut plaisant voir les installations et les projets en cours. North Water est l’entreprise qui a créé notre spraydeck (bâche) pour le canot. Par la suite, nous nous sommes rendus à nouveau chez Western Canoeing and Kayaking à Abbotsford.



Mary nous invita à aller essayer le Sea-1 de Clipper. Un canot solo d’expédition. Nous avons adoré le modèle, sa vitesse, manoeuvrabilité et son volume. Un vrai canot d’expédition. Un plaisir à pagayer. Même Jasmine a approuvé. Puis, en début de soirée, nous avons donné une présentation. Nous tenons à remercier tous les gens qui se sont déplacés pour venir nous voir et un grand merci pour le dons reçus. Merci encore à Lynne, Marlin et Mary pour tout. Merci pour l’opportunité, votre confiance, votre générosité, votre accueil, l’incroyable travail fait sur le canot et la magnifique soirée.



Nous sommes toujours chez Danielle et Witmar. Nous sommes aux petits soins. Quel bonheur d’être tous réunis. Hier, nous sommes allés visiter Squamish et Cypress Mountain. La vue depuis Cypress est incroyable. Nous planifions maintenant la prochaine étape de notre parcours. Nous repartirons bientôt et cette fois, c’est la traversée du Canada qui nous attend.



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